Start' & Tech

05 Novembre 2020

Enquête | Les accélérateurs & incubateurs aident-ils vraiment les startup ?

Enquête | Les accélérateurs & incubateurs aident-ils vraiment les startup ?

Monter une startup c'est un rêve pour beaucoup de jeunes et moins jeunes. L'indépendance, la liberté, vivre de sa passion, être son propre chef, c'est top ! Mais avant d'en arriver là, il faut trouver des fonds, des moyens, des aides, des conseils, bref un support qui nous aide à réaliser notre rêve. C'est du moins la promesse des structures comme les "accélérateurs" et "incubateurs" de Startup. En Tunisie, c'est à coup de show, d'event, de communication de ouf que ces structures se présentent comme le graal pour tout jeune starteupeur. 

Chez Hoa, on a voulu savoir si ces structures aident réellement les jeunes à croire en eux et à croire en leurs idées. Notre journaliste a enquêté pour vous !  


Rôle joué de notre journaliste : Une jeune fille de 23 ans fraichement diplômée d'une Université Tunisienne, qui a une idée de projet, pas beaucoup de moyens ni de m3aref mais qui souhaite se lancer dans l'entrepreneuriat. 


Incubateur et accélérateur, un concept nuancé 

Pour commencer mon enquête j'ai tapé "incubateur et accélérateur" sur Google voilà les résultats que j'ai trouvé : FLAT6LABS, Biatlabs, Co Think, Afkar incubateur, Medianet e-buisness digital strategy... je n'ai absolument rien compris ! 20 pages Google après, j'ai commencé à y voir plus clair. Incubateur c'est pour les débutants et accélérateur c'est pour ceux qui ont déja une entreprise. OK, that's clear. Avançons encore un peu, du haut de ma chaise de bureau dans ma chambre d'adolescente, je voudrais prendre contact avec une structure qui puisse m'aider à y voir encore plus clair. 

Je décide donc de prendre contact avec les noms cités au-dessus.   

Une prise de contact... sans contact 

Je crée ma fausse cyber identité et je m'accroche à mon téléphone et mon clavier pour rentrer en contact avec ces structures que je voyais comme des sauveurs. Je me présente comme étant une jeune femme de 23 ans, fraîchement diplomée d'une Université Tunisienne, et qui souhaiterait prendre rdv pour exposer son idée. 

Après 10 mails, 20 formulaires remplis en ligne, et environ 10 appels téléphoniques, je peux dire dignement, que j'ai eu le plus gros vent de ma life. Je n'ai eu qu'un seul retour (yaani réponse wahda barka) pour me dire " Nous reviendrons vers vous prochainement"... Nzidkom haja ? Quelques adresses mentionnées sur les sites de ces vendeurs de rêve et d'espoir étaient même incorrectes.  

Bon, laissons tomber le parcours classique qui apparemment 3omrou lé iwassel fi hal bléd. J'ai donc tenté ma chance sur Facebook. J'ai pris contact avec plusieurs groupes comme : My life project-official community, start-up help, création d'entreprise en Tunisie... les profils se multiplient mais ne se ressemblent pas. En tapant la discut avec des jeunes de ces communautés, il s'avère que, majoritairement, beaucoup m'ont conseillé de ne pas compter sur des structures en Tunisie, il valait mieux me lancer seule avec mes propres moyens. "Hédhoukom yémchiw bil m3aref",  m'a même lancé Sélim*, une des personnes qui a bien voulu me répondre. 

 

Start sans Up 

 

Ne voulant pas m'arrêter là, j'ai poussé ma recherche encore plus loin, j'ai lancé un questionnaire que j'ai soumis dans diverses communautés. Je voulais comprendre si j'étais la seule à ne pas pouvoir accéder à des réponses ? 

En intégrant ces groupes Facebook, j'ai pu échanger avec la modératrice d'un des groupes, Selma*, qui m'a expliqué " n'ayant pas pu accéder aux informations nécessaires de la part des organisations mises en place, j'ai décidé de créer un groupe Facebook pour encourager les jeunes à entreprendre. C'est une safe zone qui offre conseils, astuces et retours d'expériences sur le parcours du combattant d'un jeune qui souhaite se lancer dans l'entrepreuneuriat en Tunisie". 

D'ailleurs Salma nous raconte une mésaventure qu'a connue une jeune fille ayant fait appel à un incubateur, qui après l'avoir "incubé", a fini par s'approprier son projet sans son accord ni compensation. Elle dénonce plusieurs témoignages dans ce sens sur son groupe d'échange sur les réseaux sociaux. 

3 semaines d'enquête pour aboutir à la conclusion qu'aujourd'hui en Tunisie, l'accès à l'information, au soutien et surtout à un cadre bienveillant pour l'émergence d'une réelle communauté d'entrepreneurs est encore très rare pour ne pas dire inexistant. Entre publicité qui vend du rêve et réalité hermétique, on est loin de la Sillicon Valley. 

 

 

Soodeed Chouikha 

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