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09 Novembre 2020

Amnesty dénonce| La liberté d'expression est menacée en Tunisie

Amnesty dénonce| La liberté d'expression est menacée en Tunisie

“Les autorités tunisiennes doivent cesser immédiatement d'exploiter des lois, vagues et répressives pour poursuivre en justice des personnes n'ayant fait qu'exercer leur droit à la liberté d'expression en ligne”, voilà comment Amnesty international tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport intitulé “les poursuites criminelles du discours en ligne: restriction de la parole en Tunisie”.

 

En octobre dernier, l’ONG enregistre la convocation de cinq militants, interpellés par les services de l’ordre pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux, les forces de sécurité dans le cadre d'une campagne contre un projet de loi instaurant l'impunité.

 

Ces accusés ont un nom et une histoire:

Myriam Bribri accusée d'avoir « insulté la police », Imed Ben Khoud arrêté et interrogé pour avoir partagé une caricature, ou encore Anis Mabrouki inculpé de s'être « rendu coupable de bruit ou tapage de nature à troubler la tranquillité des habitants » et d'avoir « imputé à un fonctionnaire public des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans en établir la véracité ».

 

Selon les observations de l'organisation, ces procès s'appuient sur un arsenal juridique composé de plusieurs textes de lois obsolètes comme le Code pénal tunisien, le Code des télécommunications et le Décret-loi n° 115 relatif à la liberté de la presse.

 

Le rapport souligne que depuis deux ans plus que 40 blogueurs/ses, administrateurs/rices de pages Facebook sont suivis de près par les services de l’ordre. Ainsi qu’un bon nombre de militants politiques et défenseurs des droits humains ayant déjà fait preuve de poursuites judiciaires.

 

L’ONG interpelle dans son rapport les autorités tunisiennes sur l’importance de protéger la liberté d'expression en abandonnant toutes charges qui pèsent sur les personnes visées qui n’ont commis de délit que l’expression pacifiste de leurs idées. 

Dans le cadre de cette campagne Amnesty International consignent les agents de l'État de cesser d'engager de telles poursuites. Elle considère que les autorités tunisiennes font preuve d'une intolérance croissante envers ceux qui critiquent les agents publics ou les institutions.

 

Parmi ses multiples requêtes, l’ONG s’adresse aux parlementaires tunisiens et leur demande la réforme des textes législatifs qui érigent en infraction ou limitent toute autre manière l'expression légitime, comme le Code des télécommunications et le Code pénal, et de faire en sorte que la diffamation soit traitée uniquement comme une question de droit civil.

 

Sooded Chouikha 

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